La santé : les cancers

J’ai toujours souhaité travailler sur les cancers et notamment aider les femmes qui étaient atteintes d’un cancer du sein (voir les témoignages). Alors, certes même s’il est vrai que le soutien moral, le partage, l’apaisement psychologique ne sont pas pris en compte statistiquement parlant dans un processus de guérison, je mets à votre service mon retour d’expérience sur l’accompagnement des patientes : comment aider une femme dévastée par un diagnostic à traverser cette épreuve et se reconstruire .

L’objectif est d’être accompagné(e) pour traverser la maladie, réfléchir sur les chocs émotionnels, effectuer les prises de consciences utiles et agir pour changer sa vie.

Le cancer du sein

Parce qu’il faut du courage pour vaincre un cancer, parce qu’il faut mobiliser toutes ses ressources, parce que je crois qu’à ce moment là et plus qu’à tout autre, on a besoin d’attention, de soutien, de solidarité, d’affection et parce qu’il se peut que les proches soient démunis, parfois l’accompagnement individualisé, dévoué, d’un psychothérapeute peut se révéler utile.

Le diagnostic

De la boule que l’on palpe  sous le sein, au chemin qui vous amène chez le médecin, l’angoisse se manifeste déjà avec tous les fantasmes associés à l’image du crabe et à la chimiothérapie. D’un coup, la vie bouge, les repères sont changés,il faut faire vite il y a urgence !

Il faut attendre le rendez vous pour la mammographie, ou la biopsie, ou l’échographie, dans la peur, sans même parfois tout comprendre de ce que l’on vous fait, en obéissant à l’injonction médicale. Après, il faut attendre le résultat de la mammographie, il faut retourner voir son gynécologue, son médecin, pour les résultats et c’est plus ou moins amorti, avec plus ou moins de tact, le choc de l’annonce de la maladie.

C’est déjà douloureux terriblement, et tout le monde ne peut pas parler,  figé dans la crainte, la peur, l’injustice. Certaines ne parviennent même plus à entendre ou écouter ce qui se dit ensuite sur le protocole de soins.

On vous parle de traitement, de guérison, de lésion, ce qui peut manquer alors c’est la proximité du soignant qui se protège comme il peut, qui soigne vos seins mais garde ses distances par rapport à vous et vos questions ne trouvent pas toujours de réponse, voire vous n’osez même pas ou même plus les poser.

Soutien psychologique

On vous parle de votre tumeur, de son profil, on vous prend en charge techniquement mais pas psychologiquement ou peut être pas suffisamment pour traverser une telle épreuve. Pourtant le soutien psychologique à lui seul déjà peut faire baisser votre stress et vous aider à reprendre vos forces, renforcer votre immunité.

Partager votre peine,votre peur de la mort, parler de la perte de votre sein, votre désarroi, peut s’avérer utile à ce moment là. Ou dire qu’on ne veut pas, qu’on ne peut pas, qu’on ne se sent pas encore prête. Certaines se disent, je suis malade, je n’ai pas besoin d’un psychologue…je cours après tout, le boulot, les rendez vous médicaux, la vie familiale.  Et pourtant , dans ces moment là, peut être est il important de commencer à apprendre à s’écouter…et d’apprendre que ce n’est pas du temps perdu.

Soutien homéopathique

Rien n’est à écarter devant la lutte induite par l’annonce d’un cancer….petites granules certes mais qui peuvent avoir de grands effets sur le stress,  notamment pour celles qui ne souhaiteront pas un accompagnement psychologique. On n’y croit pas, ….mais ça réussira merveilleusement à certaines même si c’est déclaré non scientifique, tout comme l’acupuncture ou la phytothérapie ….

Ce qui est certain c’est qu’ aujourd’hui scientifiquement…on connaît les conséquences du stress sur l’immunité.

La chirurgie

La confiance en son chirurgien est fondamentale, il faut qu’il soit capable de vous expliquer que le volume de votre tumeur impose ou pas l’ablation du sein pour votre sécurité. Il se peut que votre tumeur soit plus ou moins résistante au protocole de chimiothérapie et nécessite la chirurgie ou que les ganglions soient touchés. Il faut être prête et savoir qu’aujourd’hui, à la différence d’hier, on reconstruit et les résultats esthétiques et psychologiques de ces opérations sont indéniables.

La chimiothérapie

C’est une épreuve. Elle fait peur, elle qui devait véhiculer l’espoir de guérison amène des  images de perte de cheveux, de cils, de fatigue mais c’est temporaire ! Certaines auront besoin de savoir les doses, les produits, les marqueurs, comprendre  les prescriptions pour lutter. L’oncologue en présence de vos réactions peut diminuer les doses ou espacer les séances.

Certains médecins dans des cas spécifiques la pratiquent avant toute intervention, ce qui peut amener à une réduction importante de la tumeur.

Il se peut aussi que vous viviez seule et que vous n’ayez pas un conjoint ou un partenaire sur qui vous appuyer et pourtant c’est un temps où il faut être aidé. la peur reste avec vous toujours présente…..en cas d’inflammation, ou de métastases, ou d’effets secondaires  (saignements du nez,  aphtes,  chutes de cheveux, fatigue, problèmes de tube digestif, infections)  même si vous savez que l’agression de la chimiothérapie s’exerce contre les cellules cancéreuses, elle endommage aussi les cellules saines.

La radiothérapie

Elle suit généralement l’opération pour se protéger d’éventuelles rechutes. Même si elles sont ciblées, les radiations atteignent parfois le derme, la peau d’où les brulures. A côté de ces désagréments, elle peut se montrer souveraine pour éviter les rechutes notamment au niveau des cicatrices par exemple ou lors de métastases osseuses. Mais c’est un protocole lourd….quotidien qui peut s’étendre sur plusieurs semaines.

Traitement anti hormonal

Surveillance pendant 5 ans, traitement anti hormonal qui neutralisent les œstrogènes auprès desquelles se multiplient les cellules cancéreuses pour parer les rechutes.

En conclusion

Une fois que vous avez guéri….j’ai changé…..j’entends beaucoup j’ai changé….

La vie pour certaines ne sera plus jamais la même, vous avez changé de regard sur vous aussi. Parfois, c’est l’accompagnement thérapeutique qui en a été le précurseur.

Alors, l’alimentation ? les traitements d’appoint ? Les livres.

Ne passez pas à côté des regards des professeurs JOYEUX « femmes, si vous saviez » ou encore du livre ou du  Professeur MOUYSSET si vous êtes en PACA.

En tous cas, courage.